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Correspondance lettres et nombres : la table de Pythagore

A = 1, B = 2… Z = 8 : la table qui convertit un nom en nombres. D'où elle vient (les alphabets hébreu et grec, où les lettres étaient des chiffres), comment la lire, et comment calculer le nombre d'un nom en trois étapes.

La table de correspondance de Pythagore

Notre alphabet compte 26 lettres. La table leur attribue les chiffres de 1 à 9, en boucle : la 10e lettre (J) revient à 1, la 11e (K) à 2, et ainsi de suite jusqu'à Z = 8.

123456789
ABCDEFGHI
JKLMNOPQR
STUVWXYZ

C'est la base de toute la numérologie occidentale. Chaque chiffre réunit trois lettres (deux pour le 9) : le 1 regroupe A, J et S ; le 5 regroupe E, N et W.

Rang et valeur réduite

La table donne directement la valeur réduite de chaque lettre. La lettre M est la 13e de l'alphabet : 1 + 3 = 4. Inutile de refaire le calcul, la table l'a déjà fait.

ABCDEFGHIJKLM
12345678910111213
1234567891234
NOPQRSTUVWXYZ
14151617181920212223242526
5678912345678

Ligne 1 : la lettre · ligne 2 : son rang dans l'alphabet · ligne 3 : sa valeur réduite, celle qu'on utilise.

Voyelles et consonnes

Selon les lettres qu'on additionne, on obtient vos cinq nombres personnels :

  • Le nom de famille → l'Héréditaire : le socle transmis
  • Le prénom → l'Actif : ce qui vous met en mouvement
  • Les voyelles (A, E, I, O, U, Y) → l'Intime : vos motivations profondes
  • Les consonnes → la Réalisation : votre manière d'agir
  • Prénom + nom → l'Expression : votre potentiel global

Calculer mes 5 nombres →

Ce que la table a perdu

En hébreu et en grec, une lettre valait 1, ou 10, ou 100 : chaque lettre avait une valeur unique. Dans notre table, A, J et S valent tous 1. La distinction entre unités, dizaines et centaines a disparu.

La réduction simplifie, mais elle écrase des nuances. C'est pour les retrouver que la Géo-Numérologie garde le nombre-source, l'étape juste avant la réduction finale.

Pour calculer un mot ou un prénom sans rien compter à la main : l'outil Valeur d'un mot →

Calculer le nombre d'un nom en 3 étapes

1

Lire

Lisez la valeur de chaque lettre dans la table.

SOPHIE : S = 1, O = 6, P = 7, H = 8, I = 9, E = 5

2

Additionner

Faites la somme de toutes les valeurs.

1 + 6 + 7 + 8 + 9 + 5 = 36

3

Réduire

Additionnez les chiffres du total jusqu'à obtenir un seul chiffre.

36 → 3 + 6 = 9

Exemple : le nom complet

Isabelle Petit, notre fil rouge :

ISABELLE : 9 + 1 + 1 + 2 + 5 + 3 + 3 + 5 = 29
PETIT : 7 + 5 + 2 + 9 + 2 = 25
Expression : 29 + 25 = 54 → 5 + 4 = 9

Ses cinq nombres →

Et la date de naissance ?

Le chemin de vie suit la même logique, à partir de la date :

25/06/1973 : 25 + 06 + 1973 = 2004 → 2 + 0 + 0 + 4 = 6

Calculer mon chemin de vie →

Quand les lettres étaient des nombres

La correspondance entre lettres et nombres n'est pas une invention ésotérique. C'est un fait historique, inscrit dans la structure des langues anciennes.

Un seul système pour deux usages

Nous avons aujourd'hui deux jeux de signes : les lettres (A, B, C…) pour les mots, les chiffres (1, 2, 3…) pour les nombres. Pendant des millénaires, cette séparation n'existait pas. Chez les Hébreux comme chez les Grecs, les mêmes signes écrivaient les mots et les nombres.

Le nombre 27

Pour écrire les unités (1 à 9), les dizaines (10 à 90) et les centaines (100 à 900), il faut 9 + 9 + 9 = 27 signes. Les deux grands alphabets de l'Antiquité y arrivent, chacun à sa façon :

Hébreu : 22 lettres + 5 lettres finales = 27
Grec : 24 lettres + 3 lettres archaïques = 27

L'alphabet hébreu : 22 + 5 = 27

L'hébreu compte 22 lettres, toutes des consonnes. Elles couvrent les nombres de 1 à 400. Pour aller jusqu'à 900, il utilise 5 lettres finales (sofit), des variantes graphiques employées en fin de mot.

Unités
אבגדהוזחט
AlephBethGuimelDalethHéVavZayinHethTeth
123456789
Dizaines
יכלמנסעפצ
YodKaphLamedMemNunSamekhAyinPéTsadé
102030405060708090
Centaines
קרשתךםןףץ
QophReshShinTavKaph·fMem·fNun·fPé·fTsadé·f
100200300400500600700800900

« ·f » : forme finale de la lettre.

La gématrie

Calculer la valeur numérique des mots hébreux s'appelle la gématrie (de l'hébreu gematria, sans doute issu du grec geometria). C'est l'ancêtre direct de notre numérologie.

22 lettres, 231 portes

Entre 22 éléments pris deux à deux, il existe 22 × 21 / 2 = 231 liaisons, un nombre triangulaire. C'est ce que le Sefer Yetsirah appelle les 231 portes. D'Aleph (א) à Tav (ת), les 22 lettres forment une roue, ROTA, anagramme de TARO : le Tarot et ses 22 arcanes majeurs.

L'alphabet grec : 24 + 3 = 27

À l'époque de Pythagore (VIe siècle av. J.-C.), les nombres s'écrivent avec les lettres grecques. Le principe est le même : chaque lettre a une valeur fixe. Pour atteindre 27 signes, les Grecs gardent 3 lettres archaïques, sorties de l'écriture courante mais conservées pour compter : le digamma (6), le qoppa (90) et le sampi (900).

Unités
ΑΒΓΔΕϜΖΗΘ
AlphaBêtaGammaDeltaEpsilonDigamma*ZêtaÊtaThêta
123456789
Dizaines
ΙΚΛΜΝΞΟΠϘ
IotaKappaLambdaMuNuXiOmicronPiQoppa*
102030405060708090
Centaines
ΡΣΤΥΦΧΨΩϠ
RhoSigmaTauUpsilonPhiChiPsiOmégaSampi*
100200300400500600700800900

* Lettres archaïques conservées pour leur seule valeur numérique.

L'isopséphie

Le calcul par les lettres grecques s'appelle l'isopséphie (de isos, égal, et psêphos, caillou de calcul) : rapprocher des mots de même valeur pour en éclairer le sens. C'est l'équivalent grec de la gématrie.

La rupture latine : I, V, X, L, C, D, M

Des signes réservés aux nombres

Le latin est le seul grand système antique à créer des signes dédiés aux nombres : I = 1, V = 5, X = 10, L = 50, C = 100, D = 500, M = 1000. Ils ne suivent pas l'ordre de l'alphabet : A ne vaut pas 1, B ne vaut pas 2. Pour la première fois, la lettre et le chiffre se séparent.

Notre héritage

Notre alphabet vient du latin : nos lettres ont perdu leur valeur numérique. Avec l'arrivée des chiffres indo-arabes en Europe, nous disposons de trois systèmes indépendants : les lettres, les chiffres romains et les chiffres arabes. La table de Pythagore reconstruit le pont entre les lettres et les nombres.

« Il est vrai que le numéro est ordinairement un chiffre et que les chiffres sont les signes graphiques par lesquels on représente les nombres. Cela ne veut pas dire qu'il faille confondre. »

R.V. Piobb, La Clef universelle des sciences secrètes

Et après : le nombre-source

Savoir que Sophie est un « 9 » est un début. Mais quel 9 ?

La Géo-Numérologie garde l'étape juste avant la réduction finale : le nombre-source. Sophie obtient 36, puis 9. Son nombre-source est 36. Or on arrive au 9 par cinq chemins (18, 27, 36, 45 ou 90), et chacun porte un sens différent et un symbole géométrique distinct. Le 36 de Sophie est le Triangle émotionnel.

Les 29 nombres-sources →

Vos nombres et vos symboles, sans calculLe GPS de Soi applique la table à votre nom et à votre date, puis trace vos symboles.
Lancer mon GPS →

Questions fréquentes

Comment fonctionne la table de correspondance lettres-nombres ?

Chaque lettre reçoit un chiffre de 1 à 9, par cycles : A=1, B=2… I=9, puis J=1, K=2… R=9, puis S=1, T=2… Z=8. On lit la valeur de chaque lettre, on additionne, puis on réduit le total jusqu'à un chiffre de 1 à 9.

Pourquoi les lettres ont-elles des valeurs numériques ?

Dans les alphabets hébreu et grec, les lettres servaient aussi de chiffres : il n'existait pas d'autres signes pour écrire les nombres. Leurs 27 signes couvraient les unités, les dizaines et les centaines. La correspondance lettres-nombres est d'abord un fait historique.

Quelle est la différence entre gématrie et numérologie ?

La gématrie hébraïque additionne la valeur absolue des lettres (Aleph = 1, Yod = 10, Qoph = 100) sans réduire. L'isopséphie en est l'équivalent grec. La numérologie pythagoricienne adapte le principe à notre alphabet de 26 lettres et ramène chaque valeur à un chiffre de 1 à 9.

Pourquoi notre alphabet n'a-t-il pas gardé la correspondance ?

Notre alphabet vient du latin, seul grand système antique à avoir créé des signes réservés aux nombres (I, V, X, L, C, D, M). Lettres et chiffres sont devenus deux systèmes séparés. La table de Pythagore reconstruit le pont entre les deux.

Faut-il utiliser le nom de naissance ou le nom d'usage ?

On utilise le prénom et le nom complets de naissance, tels qu'inscrits à l'état civil. Le nom d'usage ou le nom marital peut être étudié en complément.

Comment compter les lettres accentuées ?

On les compte comme la lettre sans accent : É = E = 5, Ç = C = 3, Ï = I = 9. Les traits d'union et les espaces ne comptent pas.